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Culture

Danse et descendances

Caroline Marie-Guy vue par ses élèves

En photo : Plusieurs générations de danseuses autour de Caroline Marie-Guy. (© Erwann Quéré)

Elles ont de 6 à 65 ans et un petit quelque chose qui se remarque : port de tête élégant, un certain maintien (un maintien certain). Leur point commun ? La pratique de la danse classique avec Caroline Marie-Guy, 40 ans de danse et de professorat à Villetaneuse à son actif. Plusieurs générations, la même prof : portrait croisé de l’une par les autres.

« Elle donne envie de travailler. Elle nous a transmis sa passion, qui est devenue la nôtre. Je n’ai jamais pu me détacher de Caroline.» Florence, Sarah et Farah font de la danse depuis de longues années, avec Caroline. Leur enthousiasme est toujours là, intact. Pour la danse, et pour celle qui la leur fait travailler plusieurs heures par semaine depuis qu’elles sont toutes petites et qui les a vues grandir : une « femme de caractère, très pro, formidable et inoubliable » (Florence). « Au-delà de la transmission de sa passion, elle nous a transmis une culture, c’est notre maman de la danse » (Sarah). Soudé par des liens devenus amicaux au fil des ans, solidaire, le petit groupe partage les valeurs transmises par celle que toutes, petites et grandes, avec des mots différents, admirent pour sa « rigueur et son exigence », qui est d'abord une exigence envers elle-même. Côté plus jeune génération, c’est la « gentillesse » de Caroline qui marque Jade, Romane et Iliana (respectivement 8, 5 et 11 ans) même si, selon leurs aînées : « Ça rigolait pas. Il faut filer droit, elle est très exigeante. On en a bavé avec elle ! »

Babouchka, petite fleur et petit soleil

« Structurée », voire « carrée », mais « sensible et patiente, créative et pédagogue » : estime, affection, respect. Les liens sont forts entre les élèves et leur prof. Adepte des surnoms à visée pédagogique, Caroline fait le grand écart entre les générations, reliant jeunes et moins jeunes grâce à son talent pour le partage et la transmission : elle nous appelle « babouchka quand on rate, petite fleur quand on réussit » explique Nylia du haut de ses 8 ans ; « j’étais son petit soleil », témoigne Yannick, 52 ans, non voyante depuis l’âge de 21 ans, qui tire « son coup de chapeau » à celle qui l’a « accueillie, acceptée », lui a « fait confiance », ayant à cœur que le handicap de Yannick ne soit pas un frein. « Certains m’ont vu danser dans les galas sans savoir que j’étais aveugle. Elle a même accepté mon chien [chien-guide] Malia, qui pédalait avec nous pendant les cours de gym » (également dispensés par Caroline). Fortunée, dite Toune, qui pense être « une des plus anciennes » et dont la fille et la petite-fille dansent aussi avec Caroline, pointe chez la prof de la famille un « goût de l’esthétique tel, que ça devient spirituel ». Elle lui a écrit un poème à l’occasion du dernier gala conçu par « celle qui fut [leur] chance » et qui, retraite oblige, aborde un nouveau cap, après « Le rêve de toute une vie consacrée à la danse,/[…] parlant, en adages, de courage et de partage. »

Un enchantement, une révélation

La danse classique, «vraie passion » partagée par toutes, au delà des générations : « équilibre de vie » pour Sarah, « enjeu » pour Yannick, retour aux sources pour Océane, maman de Jade et Romane, qui fait du modern jazz après dix ans de classique. « Rigueur, exigence, discipline, persévérance » : des qualités professionnelles partagées par Martine, couturière de métier (Christian Dior), retraitée et néanmoins costumière des spectacles de l’école de danse depuis trois décennies. Assistant aux répétitions, s’imprégnant de la chorégraphie pour concevoir les costumes qu’elle « visualise finis ». Des centaines de costumes, photographiés, classés, référencés dans un catalogue, stockés (14 portants, 2 armoires, quantité de cartons) : un véritable patrimoine. Du sur-mesure, ajusté au fil des générations, scruté depuis les coulisses, trousse de couture à la main, en cas d’intervention urgente à effectuer. Chinoises, russes, espagnoles, momies, écolières à col Claudine, Pierrot, clowns : « Que de voyages ! » s’exclame Martine. Et pour les danseuses, une manière de vivre un peu leur rêve. Certaines sont allées à l’Opéra grâce aux sorties organisées par la ville. Boléro de Ravel (Maurice Béjart), Le Jeune homme et la mort (Roland Petit) : « Un enchantement, une révélation, le rêve, une vraie chance » disent-elles, encore émues, des années après.

Auteure : Aude Tournoux

Contacts

Service culturel

1er étage de la mairie
1 place de l’hôtel de ville 93430 Villetaneuse
Tél : 01 85 57 39 80

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