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Culture

La danseuse de Villetaneuse

40 années au CICA

Caroline Marie-Guy, danseuse et chorégraphe, a donné son premier cours de danse classique à Villetaneuse il y a quarante ans. Fin juin, retraite oblige, elle dira au revoir à ses élèves. Un échappé sauté, trois pas de chat façon petit rat, et hop, étape franchie pour la danseuse de Villetaneuse !

Silhouette fine et gracile, démarche fluide et légère : Caroline Marie-Guy se déplace avec aisance et souplesse. Des mouvements empreints de vivacité et de grâce, naturels. Le fruit, en réalité, de tant d’heures de travail quotidien à la barre, pendant des décennies. « Je suis la plus ancienne des services culturels de la mairie », revendique malicieusement, regard rieur et sourire juvénile, celle qui fut une enfant chétive et de faible constitution. Elle commence la danse à 7 ans, sur le conseil de l’épouse du médecin de famille, danseuse à l’Opéra. « Premier coup de pied au naturel »,résume-telle avec un sens de la formule aussi maîtrisé qu’une série d’entrechats. Danseuse ? « Entre la boxeuse et la nonne ». L’image est parlante : « L’athlète (travail du corps intense et difficile, parfois douloureux) et le sacerdoce (sacrifice, rigueur, discipline, persévérance). Sens de l’effort, une bonne école de la vie. Tout le monde peut danser, les raides, les souples, les maigres et moins maigres, les petits, les grands. Peu importe les résultats : on aura appris ! » Elle même a pris des cours jusqu’à l’âge de 50 ans, dansé jusqu’à 30, tout en donnant ses propres leçons : la première heure du premier cours, à Villetaneuse, a rapidement fait des petits (rats, bien sûr). « À l’époque, Madame Piovesan (responsable de l’activité à la mairie) a cru en moi. » Avec raison : pour le gala annuel, 90 élèves, hip hop et jazz compris, de 7 à 50 ans — depuis qu’une petite de 4 ans s’est endormie un soir de gala, les plus jeunes en sont dispensées - présenteront dix-huit chorégraphies au gymnase Jesse-Owens le 8 juin prochain, dont le Boléro de Ravel (16’). Chaque année, les élèves de Caroline sont évaluées (« il y a encore du chemin à parcourir pour atteindre la parité en danse classique » soupire la danseuse avec philosophie) : une professeure d’un autre conservatoire juge le groupe sur 30’ d’échauffement à la barre, puis chaque danseuse (individuellement ou par deux) dans une variation apprise (enchaînement de pas), et donne son appréciation. « C’est important, pour moi comme pour les élèves : cela permet à chacune de se situer, de se fixer des objectifs. C’est moteur. »

La danse, ce sont les J.O. tous les jours

Le moteur qu’est la danse permet d’avancer dans la vie : « La danse est un travail personnel sur son propre corps, ce sont les J.O. tous les jours ! et un travail de partage avec le groupe. Il faut faire avec l’autre, regarder l’autre, accepter la différence. On est tous différents, de toutes les couleurs ! » détaille d’un ton enthousiaste celle qui « respire danse, vit danse » et dont l’art est « la seule politique et la seule religion ».
La danse, qui lui permet, au-delà de l’expression artistique, de transmettre et partager, dans un esprit de tolérance et de respect de l’autre : « Artistiquement, sur scène, avec tous ces enfants de toutes  les couleurs, je suis heureuse ! C’est pour ça que je suis restée à Villetaneuse » précise-t-elle. Les « gamins d’ici » ne demandent qu’à s’exprimer : « ça sort tout seul ! » malgré des « vécus parfois difficiles ». Une richesse humaine loin des moules « stéréotypés » de certains quartiers parisiens ou de communes de banlieue résidentielles. C’est l’une des raisons pour lesquelles la danseuse de  Villetaneuse dit avoir « trouvé sa place ici », saluant au passage l’engagement de la municipalité qui a « beaucoup fait pour la danse », tout au long des huit mandats qui ont rythmé sa carrière de prof de danse classique de la ville.
Au moment de tourner cette page, Caroline n’envisage pas de ranger les chaussons, des projets de mise en scène plein la tête. Dix ans de piano l’ont beaucoup aidée pour la création de ses chorégraphies : rien qu’à Villetaneuse, deux spectacles par an, soit une quinzaine de nouvelles chorégraphies chaque année, dont les idées lui viennent sur des « coups de foudre. Il n’y a jamais de thèmes ». Pour celle qui est devenue danseuse malgré les problèmes de santé de l’enfance et contre la volonté paternelle (« ce n’est pas un métier »), seule compte « la liberté de s’exprimer et d’exprimer des émotions. Peu importe la technique ! » lance-t-elle dans une dernière pirouette. Texte : Aude Tournoux  Photo : Erwann Quéré
 

Rendez-vous au Gala de danse classique

>> Samedi 8 juin à 20 heures au Gymnase Jesse-Owens

Réservation au 01 85 57 39 80

Contacts

Service culturel

1er étage de la mairie
1 place de l’hôtel de ville 93430 Villetaneuse
Tél : 01 85 57 39 80

CICA (Centre d’Initiation Culturelle et Artistique)

1er étage de l’Hôtel de Ville 93430 Villetaneuse
Tél : 01 85 57 39 80

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