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Culture

Le cœur des femmes

A la rencontre d'une écrivaine villetaneusienne

En photo : Margarette Hill avec son roman lors de la Foire solidaire en juin 2019. (© Saddri Derradji)

Agent communal à Villetaneuse, Margarette Hill se rêvait infirmière. Elle dessine, fait de la poterie et jardine. Elle a la main verte, chante des chansons à ses plantes. Le soir, gladiateur ou pistolero, elle joue en ligne : mais IRL (in the real life, autrement dit dans la vraie vie), elle écrit aussi des romans érotico-sentimentaux. Margarette : l’hymne à la vie, l’hymne à l’amour.

Tout commence par son nom. Un vrai nom d’écrivaine anglo-saxonne (Margaret Mitchell : Autant en emporte le vent ; Margaret Atwood : La Servante écarlate). Souriante et épanouie, Margarette Hill, villetaneusienne depuis 1999, croque la vie à pleines dents et écrit avec gourmandise. Le 25 avril 2019, À la rencontre de l’amour, l’un de sept romans qu’elle a écrits au fil des ans, a été publié aux Éditions Baudelaire. « Je l’ai écrit en 2014 », explique-t-elle dans un grand sourire « je me suis dit : le titre est ‘’accrocheur’’ et toute femme recherche le grand amour.

Je veux toucher le cœur des femmes. Je pense que nous avons tous une personne qui nous est prédestinée. » Grande lectrice depuis l’enfance, elle commence à écrire dès le collège, « pour le plaisir, de petites histoires pour jeunes filles ». Adulte, elle enchaîne avec « Des romans d’imagination, toujours dans le sentimental. » explique cette grande romantique dont les histoires connaissent toutes un « happy end ».

Imagination ! Une de ses profs de français lui répétait qu’elle n’en manquait pas. Peut-être parce qu’elle aimait se réfugier dans les livres, passant tout son temps libre à la bibliothèque, seule sortie autorisée par un père assez sévère. « Ça me fait du bien d’imaginer des choses, de pouvoir les faire ressentir, ça m’a toujours plu. C’est un moyen de me sentir plus libre. Quand j’écris je me sens bien, en paix avec moi-même. »

« J’ai toujours aimé écrire »

Ses romans ont pour titre Au bout du chemin, L’Hôtel des genêts ou La Guérisseuse : « Que de l’imagination, par rapport à ce que j’aurais aimé faire » précise Margarette  qui, à défaut d’être infirmière, a travaillé neuf ans dans le secteur pharmaceutique. « Je me documente beaucoup [La Guérisseuse se passe dans l’Angleterre de 1789], Google est mon ami ! » dit-elle dans un éclat de rire. Un de ses romans a pour sujet le dessin, autre passion qu’elle trouve le temps d’assouvir, crayonnant des paysages ou travaillant d’après photo.

Comme souvent les gens qui écrivent, Margarette a ses rituels : « J’écris le soir, les idées ne me viennent que le soir, 5 à 10 pages, au moins, tous les deux ou trois jours. Parfois, j’ai deux textes en chantier, je passe de l’un à l’autre. J’écris quand je travaille. Pendant les vacances, je laisse mon esprit se reposer, je peux avoir des idées et je réfléchis, mais n’écris pas. » Elle ne sait pas ce qui la pousse vers le clavier : « Peut-être pour libérer quelque chose en moi ? J’ai toujours aimé écrire, c’est un cadeau du Bon Dieu. » Assez casanière, elle se voit bien sur une île déserte avec pour seule compagnie une machine à écrire et du papier.

Quand elle sort ou part en voyage, elle a très vite hâte de retourner à ses manuscrits en cours. Préférant montagne et campagne à bord mer, plage et soleil, elle rêve de partir au Québec pour y vivre sa retraite. À seize ans, elle a fait un rêve dont les images sont restées gravées en elle : « Une petite vallée, un chemin caché, des animaux. La maison est dans les bois. Des baies vitrées, pas de rideaux, un coin bureau pour écrire, un atelier poterie au sous-sol. » énumère-t-elle, songeuse. La fan de Guillaume Musso, Guy des Cars et Stephen King (et, plus jeune, des volumes de la collection Harlequin) ira au Canada, c’est sûr : « Je sens que là-bas il va m’arriver quelque chose de bien. » précisant « Je suis une fille de l’automne et j’adore l’hiver. »

Aimant tout autant les romans tirés de faits réels (elle adorait écouter Pierre Bellemare raconter Histoires vraies à la radio) que des œuvres de pure imagination, Margarette satisfait ses goûts en passant de l’écriture… aux jeux de rôle en ligne !  À l’opposé de son désir de soigner (dans la vraie vie), la Margarette virtuelle devient Rika le gladiateur ou Maggy le pistolero. « J’ai essayé tout ce qui soigne… mais je n’aime pas. J’aime ce qui castagne, ça me détend, je pense à autre chose. » Quoi qu’elle fasse, Margarette y met du cœur.

Auteure : Aude Tournoux

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Tél : 01 85 57 39 15
Email : communication@mairie-villetaneuse.fr

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