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Culture

Voyage en imagination !

Quand les collégiens de Lucie-Aubrac rencontrent l’autrice Manon Fargetton

Début avril, dans le cadre des 10 ans du festival littéraire séquano-dyonisien "Hors Limites", porté par les bibliothèques du département, la médiathèque Jean-Renaudie accueillait l’autrice Manon Fargetton et des élèves de 4e du collège Lucie-Aubrac. Echanges passionnants entre des collégiens curieux et une faiseuse de livres enthousiaste !

Manon Fargetton est une raconteuse d’histoires, « avant même de savoir écrire, j’inventais des  chansons dans ma tête… » annonce-t-elle d’emblée. Depuis son plus jeune âge, son esprit a pris l’habitude de vagabonder, de voyager en imagination : d’abord pour elle-même lorsqu’elle était  enfant, puis pour les autres à son arrivée au Lycée. Dès lors, transmettre, partager, raconter aux autres, et particulièrement aux adolescents, est devenu une nécessité qui ne l’a plus quitté ! Aujourd'hui, autrice d'une vingtaine d'ouvrages, souvent récompensés, écrire est devenu son métier, qu’elle mène de front avec un autre, celui de régisseuse lumière au théâtre, à côté d’autres passions comme le violoncelle et les voyages. Et, lorsqu’elle vient à la rencontre de collégiens pour répondre à  leurs questions, satisfaire leur curiosité est manifestement un exercice qu’elle pratique avec une vraie gourmandise.

Les collégiens, poursuivant par ailleurs avec leurs professeurs un travail d’écriture débuté 6 mois plus tôt, sont arrivés avec une liste fournie d’interrogations de toutes sortes sur le travail d’écrivain, sur  les techniques, l’inspiration, les motivations, … Au moins une vingtaine de questions sont posées. Et, deux heures durant, assise en tailleur sur une table de la médiathèque, Manon Fargetton les recueille toutes et répond sans détour, prenant juste le temps par moment d’avaler une gorgée de thé. Ainsi tout son travail d’autrice est décortiqué, son  univers mis à jour. Par exemple, pourquoi écrire pour les adolescents ? « Parce que c’est l’âge des premières fois. C’est l’âge où tout est un drame, où les enjeux sont énormes, où il n’y a pas de demi-mesure ! ». Dans son dernier roman, « Nos vies en l’air », « c’est même parfois une question de vie ou de mort », avec ces deux héros qui veulent en finir avec la vie et se donnent une nuit de réflexion pour décider quelle suite donner à leur petit matin. Le suicide, un thème qu’elle a souhaité aborder, sans ambages ni pathos, à la suite d’une étude statistique menée auprès des ados révélant une effroyable réalité et qui fut un choc pour elle.

Ecrire, c'est la liberté !

Comment imagine-t-elle ses histoires ? Plutôt que d’inspiration, elle préfère parler « d’idées » qu’elle glane en observant les gens. « La meilleure des réserves à idées du monde, c’est la tête des gens ! » Partir d’un profil, être attentif, observer puis creuser, rentrer dans l’intime, donner de l’épaisseur, « ne surtout pas rester à la surface des choses, ne pas simplifier sinon on va tout droit dans le cliché ! ». A partir de là, les histoires les plus extraordinaires sont possibles. Et l’entrevue de se transformer de temps à autre et insensiblement en atelier d’écriture, où l’autrice donne quelques astuces narratives. Par exemple, la fameuse technique du « cliffhanger » (suspens)  appliquée en fin de chapitre et destinée à accrocher l’attention du lecteur et à le maintenir dans une situation non résolue, comme suspendu à une série d'interrogations qui ne sera débrouillée qu’à la lecture des pages ou chapitres suivants.

Et de révéler aussi que l’angoisse de la page blanche n’est pas pour elle une réalité qui pétrifie pourtant nombre d’écrivains. Des idées d’histoires, elle en a plein. Lorsqu’elle en entame une, elle en connaît déjà la fin, c’est juste les détours qui cheminent jusqu’à elle qu’elle ne maîtrise pas, et qu’elle ne veut surtout pas maîtriser ! Et à la question, quel est parmi vos romans celui que vous préférez ? elle répond sans hésiter « celui que je n’ai pas encore écrit ! Parce que c’est celui sur lequel je peux rêver, sur lequel tout est possible ! ».
Enfin, à l'ultime question, « comment imaginez-vous votre avenir d'écrivaine ?», elle répond simplement, qu'elle n'a pas envie de savoir, que l'imprévu est son mode de fonctionnement. Ecrire, c'est une liberté qu'elle ne veut pas entraver avec un plan de carrière. Un choix de vie qu'elle résume en 3 mots pour se définir : « solitaire, libre, et à vif ! »

Rendez-vous dans les médiqthèques

Les livres de Manon Fargetton sont disponibles dans les médiathèques Jean-Renaudie et Max-Pol-Fouchet.

Contacts

Médiathèque Max-Pol Fouchet

7, rue Paul Langevin 93430 Villetaneuse
Tél : 01.71.86.34.28
Site web : http://www.mediatheques-plainecommune.fr/index.php/max-pol-fouchet

Médiathèque Jean Renaudie

52, rue Roger Salengro 93430 Villetaneuse
Tél : 01.55.93.48.82
Site web : http://www.mediatheques-plainecommune.fr/jean-renaudie

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